Ouverture d’atelier de Kevin Desbouis - ANNULÉE

Exposition
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Date: 10 décembre 2021 18:30

Lieu: 10b rue des cigognes à Lindre-Basse.

En raison des conditions sanitaires actuelles, le centre d'art contemporain - la synagogue de Delme est au regret de devoir annuler l'ouverture d'atelier de Kevin Desbouis qui devait se dérouler vendredi 10 décembre à partir de 18h30 à Lindre-Basse.
 
Le centre d’art contemporain – la synagogue de Delme vous invite à l'ouverture d’atelier de l'artiste Kevin Desbouis le vendredi 10 décembre à 18h30 au 10b rue des cigognes à Lindre-Basse.
 
Dans le cadre de sa résidence à Lindre-Basse, l’artiste entend poursuivre son écriture polymorphe de scénarios inspirée des sources l’environnant.
 
Le village de Lindre-Basse lui est apparu comme une zone à scénariser, dans laquelle injecter une dose d’imaginaire apportant une couche supplémentaire de réalité à un lieu chargé de vie. L'artiste s'associe ainsi à un certain H.C Palmer, basé aux États-Unis, en lui proposant d'installer dans l'espace public de Lindre-Basse une boîte aux lettres américaine lui permettant de diffuser - pour la première fois en France - sa poésie.

Peut-être qu’il est effectivement possible de dire que la particularité de l’art de Kevin Desbouis est de ne pas en avoir. Mais ce serait là enfermer la démarche de l’artiste dans une catégorie qui, sans qu’il cherche pour autant à s’en défaire, ne correspondrait pas à ce qu’il tend à montrer. Car Kevin Desbouis n’incarne pas une attitude d’artiste critique de son milieu, qui tenterait de s’opposer frontalement à toute catégorisation, toute labellisation.  Simplement, sa démarche ne correspond pas vraiment à quoique ce soit de repérable, ce qui lui permet par ailleurs d’échapper avec style, délicatesse et douceur à toute récupération de ses gestes inconstants.

Il aime écrire des poèmes, dans des formes succinctes, parfois brutales, ou plus épisodiquement dans un style proche du Diary[1], évoquant des situations maladroites, pathétiques, frustrantes et moqueuses, reflets d’un monde usé, absurde et confus mais foisonnant de détails très inspirants pour les esprits créatifs y trouvant, comme lui, matière à composer les vers d’aujourd’hui. Sa prose s’élabore à partir d’infimes détails du réel, ceux du confort quotidien bon marché, de la publicité de mauvaise qualité, de la pornographie vintage à la patine séduisante, des fêtes familiales de zones pavillonnaires, de l’adolescence tardive et de ses plaisirs... Sans pour autant verser dans la condescendance ou le dégoût pour une société tirée vers le bas, baignant dans une médiocrité sans fond. Plus que de s’inspirer de ce type de sources, Kevin Desbouis leur confère une place bienveillante dans son cœur, et leur voue un intérêt sincère mêlé de tendresse. De ce travail d’écriture découlent, ou se construisent parallèlement, des assemblages d’objets populaires ou de consommation de masse, chinés ça et là sur les sites de ventes en ligne ou les brocantes. Choisis pour leur charge symbolique, ils sont installés tels quels dans l’espace d’exposition, parce qu’ils se suffisent à eux-mêmes et révèlent aux publics les sentiments de l’artiste sur son environnement, en s'y présentant souvent comme des symptômes témoignant d'activités ou de non-dits leur étant sous-jacents. Mais ces objets ainsi présentés n’indiquent pas un quelconque résultat suite à une...

 

 

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  • 10 décembre 2021 18:30

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